Hygiénisme et barbarie

Hygiénisme et barbarie

Inégalable en mauvaise foi, mon entraîneur de Jouer juste aimait à s'en prendre à l'acception anglaise du football, à cet insulaire et indéfectible bon sens immobiliste : le football est le football, les choses sont ce qu'elles sont. Inutile de les gloser, penser, refonder. Simplisme de l'évidence, misère de la tautologie. Que chacun rentre chez soi, les vaches seront bien gardées et qu'on n'en parle plus.

Mauvaise foi, dis-je, mais à cette intuition faite refrain le britanniquissime Football Factory, premier volet d'une trilogie, donne quelques gages. Mimant la logorrhée d'un hooligan de l'ouest londonien, John King affecte de ne rien dire des matchs dont la succession hebdomadaire tient lieu de charpente existentielle à son héros et de dramaturgie au roman. Moins parce qu'ils ne sont qu'un prétexte à baston - le Tom Johnson en question aime quand même les regarder - que parce que à l'Anglais le foot est un postulat indisputable. Est ce qu'il a toujours été, le restera.

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