Humains, plus trop humains

Humains, plus trop humains

L'esthétique des ruines est une ancienne passion littéraire. Cormac McCarthy ou Richard Matheson ont encore dépouillé le genre et mis en scène une humanité réduite à l'os.

Sur une route rendue au silence, une bande de survivants chemine entre les épaves de voitures et les corps momifiés. Ils s'en vont fouiller les vestiges d'une ville abandonnée en quête d'aliments ou d'objets du monde d'autrefois. Avec leurs hardes, leurs ventres creux, leur armement de circonstance et leurs souvenirs d'avant la catastrophe, ces survivants incarnent les derniers feux d'une humanité agonisant au milieu de ses créations brisées. Parfois la découverte d'un livre ou la présence d'un enfant laisse entrouverte la possibilité d'un avenir...

Visions d'apocalypse

Je suis une légende de Richard Matheson, Le Fléau de Stephen King, La Route de Cormac McCarthy... Tant d'oeuvres ont diffusé ces visions d'apocalypse que celles-ci appartiennent désormais à l'imaginaire collectif. À nos peurs légitimes de voir l'humanité anéantie, la fiction répond par une esthétique : des ruines d'hommes évoluant dans les ruines d'un monde devenu livre de ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes