Hosto blues

Hosto blues

La mort, remède de cheval contre l'oubli.

Le père vient d'y passer. « Pompes funèbres. Check. » Si Anne et son frère, désormais orphelins, « tiennent le coup », c'est quand même la crise. La mère est partie il y a quelques années déjà, et, depuis, le père se battait contre un cancer qui l'obligeait à être régulièrement hospitalisé, une maladie largement causée par l'alcool, qui fait ressurgir les superstitions délirantes et les traumatismes de l'enfance. « Au fond on ne sait jamais si quelqu'un boit pour échouer ou échoue parce qu'il boit. » Le frère explose sa rage contre les croque-morts - « du racket organisé » -, puis contre sa soeur et cette manière qu'elle a « d'ignorer sa désespérance » à lui, sa « fâcheuse tendance à vouloir tout précipiter », sa « connivence avec le défunt ». La narratrice raconte la déprime, suivie de la rage, l'amour et l'admiration pour celui qui pouvait apparaître comme un père indigne ou un vieux fou, décrit la maison à vider, puis la consolation qu'elle éprouve en écoutant Céline Dio ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.