Hosto blues

Hosto blues

La mort, remède de cheval contre l'oubli.

Le père vient d'y passer. « Pompes funèbres. Check. » Si Anne et son frère, désormais orphelins, « tiennent le coup », c'est quand même la crise. La mère est partie il y a quelques années déjà, et, depuis, le père se battait contre un cancer qui l'obligeait à être régulièrement hospitalisé, une maladie largement causée par l'alcool, qui fait ressurgir les superstitions délirantes et les traumatismes de l'enfance. « Au fond on ne sait jamais si quelqu'un boit pour échouer ou échoue parce qu'il boit. » Le frère explose sa rage contre les croque-morts - « du racket organisé » -, puis contre sa soeur et cette manière qu'elle a « d'ignorer sa désespérance » à lui, sa « fâcheuse tendance à vouloir tout précipiter », sa « connivence avec le défunt ». La narratrice raconte la déprime, suivie de la rage, l'amour et l'admiration pour celui qui pouvait apparaître comme un père indigne ou un vieux fou, décrit la maison à vider, puis la consolation qu'elle éprouve en écoutant Céline Dio ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon