Honoré et moi

Honoré et moi

Les grands hommes ont toujours quelque chose de petit. Ainsi Balzac, notre titan des lettres, que la journaliste et féministe Titiou Lecoq ramène à des proportions réalistes dans cette biographie pleine d'humour et de subjectivité. Pour ce faire, elle s'attaque à deux de ses passions : les femmes et l'argent, et à son goût connexe pour la décoration d'intérieur. Sur l'argent, elle montre Balzac courant de faillite en faillite, chaque nouvelle affaire devant rembourser les dettes laissées par les précédentes. Endetté pour dix ans dès ses 29 ans (il s'était voulu éditeur), il rêva de mines d'argent en Italie et de culture d'ananas, acheta un journal dont il ne pouvait payer le personnel, s'imagina en épicier, rusait pour fuir ses créanciers... Et dépensait des fortunes pour acquérir les signes extérieurs de la richesse qu'il guignait. Mais Balzac avait d'autres qualités : Titiou Lecoq, sans en faire un féministe avant l'heure, lui rend grâce d'avoir dépeint les femmes de son temps com ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon