Histoire universelle de la destruction des livres

Histoire universelle de la destruction des livres

Un homme qui meurt, c'est une mémoire qui s'éteint. Détruire une bibliothèque, c'est ruiner la transmission entre les générations, tuer une seconde fois ceux qui ont voulu laisser un héritage intellectuel. C'est ainsi que les grandes civilisations se sont attachées à rassembler le savoir de leur temps, mais la concentration et la maniabilité des documents sont proportionnelles à leur fragilité. Qu'il s'agisse de papyrus roulé, de parchemin en peau de bête, de papier, de microforme ou de disque électronique, les supports de cette mémoire sont à la merci de l'eau et du feu, des champignons et des parasites. Les bibliothèques aussi sont mortelles. L'Égypte des Ptolémées a eu l'ambition d'accumuler tous les manuscrits du bassin méditerranéen, d'en assurer la conservation et la copie. Les guerres, l'intolérance ont eu raison de cette magnifique bibliothèque d'Alexandrie dont la disparition a hanté la conscience occidentale. Païens, chrétiens et musulmans se sont rejeté la responsabilité ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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