Hannah Arendt ou l'amour du monde

Hannah Arendt ou l'amour du monde

En lançant une trilogie de « femmes extraordinaires », Julia Kristeva définit un tracé limpide : non pas la féminité, mais la singularité de trois femmes « hors du rang » - Arendt, Mélanie Klein, Colette - qui, chacune à son gré, ont vécu la vie de l'esprit.

Et donc la première s'appelle Arendt, Hannah, une femme dont l'importance s'affirme avec les ans ; encore récemment, à propos d'un film de montage sur les archives du procès Eichmann, elle est apparue comme celle qui sut analyser le mal dans sa banalité et l'essence médiocre du totalitarisme, dénis d'humanité dont la télévision nous renvoie les images journalières. Frémissante jeune philosophe, amante d'un philosophe illustre, émigrée portant haut le flambeau de l'intelligence, femme ironique à l'oeil plein de douceur, dure et sensible, rêveuse aussi, Hannah ressemble bigrement à sa portraitiste. Mais pour ne pas confondre Kristeva et Arendt, ne pas oublier quelques faits : le philosophe illustre était Heidegger, et Hanna ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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