Hanna et ses filles

Hanna et ses filles

Dans Hanna et ses filles , la romancière suédoise à succès Marianne Fredriksson, née en 1927, dépeint plusieurs femmes : Hanna, sa fille Johanna et sa petite-fille Anna, journaliste qui ressuscite les morts et s'essaie à l'écriture pour triompher de la mélancolie du temps perdu. Des portraits de femmes si saisissants que, devant la myopie biographisante des lecteurs et de la critique, obnubilés par l'anecdote, la romancière a tenu à rappeler, dans un préambule de circonstance, que ce livre ne contenait pas d'éléments autobiographiques : « Hanna, Johanna et Anna ne doivent rien à ma grand-mère, à ma mère ni à moi. Elles sont nées de mon imagination et n'ont aucun lien avec ce qu'il est convenu d'appeler la "réalité". C'est précisément ce qui les rend réelles. » Une leçon de fiction qu'il faudrait enseigner dès le plus jeune âge, au collège de préférence, en jetant définitivement aux orties le Lagarde & Michard conforme à la méthode de Sainte-Beuv ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

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