Héritiers d'auteurs : passeurs ou censeurs ?

Héritiers d'auteurs : passeurs ou censeurs ?

Âpres au gain, incompétents, accapareurs... Les ayants droit d'oeuvres littéraires ont mauvaise presse. Ils sont pourtant loin de tous appliquer la même politique.

Qu'y a-t-il de pire, pour un éditeur, qu'un auteur tatillon qui épluche ses relevés calculatrice en main avec en tête la certitude que l'on tente de l'escroquer ? Un ayant droit tatillon, dépourvu de légitimité littéraire le plus souvent, mais adoptant un comportement semblablement excessif. Le phénomène ne date pas d'hier, mais il se renforce en temps de crise, les héritiers d'auteurs, autrement dénommés ayants droit, apparaissant comme des empêcheurs de publier en rond. Décrits en veuves abusives, en progéniture indigne ou en pièces rapportées motivées par la seule avidité, ils abuseraient souvent du droit moral. Attendraient des sommes fabuleuses de publications confidentielles. S'immisceraient dans la fabrication des livres forts d'une totale ignorance en la matière. Chercheraient à détourner la mémoire de l'auteur, comme le fit la soeur de Rimbaud en lui inventant une conversion au catholicisme... Pas un professionnel de l'édition qui ne garde en mémoire une anecdote croustilla ...

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