Maurice Genevoix : Guerre et plaies

Maurice Genevoix : Guerre et plaies

Bientôt panthéonisé, l'auteur de Ceux de 14 est moins un héros de la Grande Guerre qu'un témoin de la barbarie.

C'est une bonne idée d'envoyer Maurice Genevoix au Panthéon pour ses récits rassemblés dans Ceux de 14 : en plus d'honorer les poilus, cela rappelle aux lecteurs qu'il ne fut pas seulement ce peintre aujourd'hui un peu désuet d'une nature superbe et cruelle (La Dernière Harde). Qu'il fut aussi le chroniqueur de sa propre guerre. Certes, mais pourquoi lui et pas le Dorgelès des Croix de bois, le Barbusse du Feu, le Gabriel Chevallier de La Peur (on oubliera le Céline de Casse-pipe) ? Peut-être parce que les textes de Dorgelès et de Barbusse sont des romans, en ce sens qu'ils ont été recomposés pour le public, et cette recomposition leur a valu d'être attaqués par un sourcilleux essayiste de l'époque, Jean Norton Cru, qui les accusait de rechercher le sensationnalisme.

Rien de tel avec l'ex-lieutenant Genevoix, qui s'est circonscrit à raconter ce que sa mémoire avait retenu de sa guerre, d'août 1914 à avril 1915. Sans en ti ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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