Guerre des étoiles

Guerre des étoiles

Écrire du théâtre en vers a-t-il encore un sens aujourd'hui ? Alain Borer relève le défi.

Les dernières tentatives de versification relèvent du pastiche ; il y a une trentaine d'années, René de Obaldia paya cher son audace d'avoir composé en alexandrins et l'on voit mal comment un auteur contemporain pourrait nous proposer une tragédie versifiée. Le vers au théâtre tient à présent de la parodie. Ce qui n'empêche pas Alain Borer, qu'on connaît pour son colossal compagnonnage avec Rimbaud mais qui est aussi poète et romancier, de publier des pièces en octosyllabes, décasyllabes, alexandrins et un peu de prose scandée. On est là aussi un peu dans la facétie, mais pas seulement car l'inspiration va bien au-delà, dans des envolées cosmiques où la philosophie fait bon ménage avec une fantaisie interstellaire.

Sous son jeu de mots franco-anglais, le livre de Borer réunit trois « drames contemplatifs » dont les quatre personnages passent d'une pièce à l'autre en changeant d'identité pour constituer au final un « vaudeville métaphysique ». Saisi d'un merveilleux délire cul ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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