Grinçante soulographie

Grinçante soulographie

Une nouvelle traduction remet sur le devant de la scène le dernier livre de l'enfant terrible des Juifs canadiens : la vraie-fausse confession d'un misanthrope.

les mauvais jours, ma mémoire ne fonctionne pas mieux qu'un kaléidoscope détraqué. » Nous voici prévenus : à l'instar du Humbert Humbert de Lolita ou du Patrick Bateman d'American Psycho, Barney Panofsky ajoute - en râlant - son nom à l'important listing des narrateurs non fiables.

Misanthrope dépassé, incorrigible sexiste, obsédé priapique sur le retour, notre pédant gaillard fait tout son possible pour se rendre insupportable. Ce récit, prévient-il, « le fiasco qu'est la véritable histoire de [sa] vie », il ne le couche sur papier que pour répondre aux calomnies d'un certain Terry McIvern, ancien compagnon de route « à peine toléré par la bande de jeunes écrivains impécunieux et obsédés par le cul que [tous deux] fréquentaient ». Au sujet de ses trois mariages, l'intéressé entend rétablir la vérité. À propos de l'accusation de meurtre dont il fait l'objet également : a-t-il, oui ou non, assassiné son meilleur ami Boogie ?

Du Paris des ann ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine