Grinçant Hilsenrath

Grinçant Hilsenrath

Edgar Hilsenrath

Après Fuck America, Attila continue de mettre Edgar Hilsenrath à l’honneur avec Le Nazi et le Barbier, épais roman satirique qui, en 1969, l’a rendu célèbre... aux États-Unis. Publié par l’éditeur Doubleday, qui trois ans plus tôt avait déjà traduit Nacht, le livre sera refusé partout en Allemagne, pays natal de l’auteur, jusqu’à ce qu’un petit éditeur ose le publier en 1977, provoquant un scandale. Le motif ? À rebours de la convention littéraire selon laquelle on ne traite de la Shoah qu’avec pathos et componction, Hilsenrath, Juif rescapé du ghetto de Mogilev-Podolsk, s’autorise un roman bourré d’humour noir.Il raconte l’histoire ahurissante de Max Schulz, gardien de camp nazi qui, après la guerre, prend l’identité d’un Juif assassiné, file en Israël et devient un sioniste convaincu... Iconoclaste, burlesque et sombre, cette comédie paradoxale n’a rien perdu de sa force provocatrice.

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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