Grands écrits dans la nuit

Grands écrits dans la nuit

L'énergie noire de la haine atteint des sommets chez le poète interné et le héros destructeur des Hauts de Hurlevent.

la psychiatrie ? Un réduit de gorilles. Les psychiatres ? Des faiseurs patentés, des hautes crapules, des ignobles salauds dont les méfaits ne tombent pas sous le coup de la loi, bien qu'ils s'emploient à triturer les consciences d'un scalpel merdeux, à les garrotter, à les étouffer, à les mettre au pas et à les détruire. Le docteur Gachet ? Un sanieux et purulent cerbère qui exècre Van Gogh comme peintre mais par-dessus tout comme génie, et qui saque à sa base l'élan de rébellion revendicatrice qui est précisément à l'origine de son génie. Les hôpitaux psychiatriques ? D'infâmes dépotoirs qui débarrassent la société de ceux qui ont refusé de se rendre complices de certaines hautes saletés, de ceux que la société ne veut pas entendre, de ceux qu'elle empêche d'émettre d'insupportables vérités...

Ces mots terribles sont ceux qu'Antonin Artaud écrit dans Van Gogh ou le Suicidé de la société. Pour comprendre ce qu'ils portent de désespoir et de révolte, il faut ...

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