Grande tiqueté

Grande tiqueté

Dans Grande tiqueté, Anne Serre développe un langage impossible. Un langage de la mort commencé par les gestuelles de son père malade, sur lequel elle a veillé les derniers temps de son existence. Telle une « Parque » - l'autrice se définit ainsi -, elle accompagne ce père vers la mort, lui qui était capable d'échanger en latin - langue morte - lorsqu'il rencontrait un interlocuteur avec qui il ne partageait aucune langue vivante. « Le monde est ainsi fait que les apparitions succèdent aux disparitions et inversement sans cesse : à qui se fier ? »

Alors quelle est cette « grande tiqueté » : Le corps bruni d'un père qui meurt ? Le frottement des langues, réelles et inventées ? Un tissu d'histoires pour enfants qui se racontent avant de dormir ? À la suite de son avant-propos très explicite, Anne Serre déroule une intrigue de conte dans une langue inventée. Trois personnages - « Tom, Elem et moi » - voyagent dans une végétation hivernale, en France, et croisent des fi ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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