Mario Vargas Llosa : «Le fanatisme poursuit la civilisation comme une ombre»

Mario Vargas Llosa : «Le fanatisme poursuit la civilisation comme une ombre»

Le géant péruvien entre aujourd'hui dans La Pléiade, de longue date sa collection fétiche. Lorsqu'il l'apprit, ce fut « le jour le plus heureux de [sa] vie d'écrivain », prix Nobel compris.

À force de produire des chefs-d'oeuvre, il pouvait s'y attendre. La Pléiade accueille, en son giron sélectif et en deux volumes, une vaste part de l'oeuvre romanesque de Mario Vargas Llosa. Le Péruvien, 80 ans en mars, devient ainsi le premier auteur étranger à se retrouver, de son vivant, propulsé parmi les étoiles. Voici donc, reliés pleine peau, le Jaguar, le blond et violent pensionnaire de La Ville et les Chiens, et son souffre-douleur, l'Esclave. Voici Ambrosio, le chauffeur noir de Conversation à La Catedral, et son compère de beuverie, Santiago, ex-fils à papa, qui se voulait communiste. Voici le Conseiller, le prophète du phalanstère de Canudos, qui s'affronte au gouvernement du Brésil et au système métrique, ces deux inventions sataniques, dans La Guerre de la fin du monde. Voici Pedro Camacho, le Balzac des feuilletons radiophoniques, qui écrit des mélos à la chaîne jusqu'à en perdre la raison au bout de La Tante Julia et le Scribouillard. ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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