Bernardo Carvalho: «Sur internet, on cherche seulement ce que l'on connaît déjà»

Bernardo Carvalho: «Sur internet, on cherche seulement ce que l'on connaît déjà»

L'écrivain brésilien est un grand voyageur, mais ne fantasme nulle communion universelle, bien au contraire. Son dernier roman nous plonge, depuis un aéroport, dans le maelström des flux globalisés.

Le Brésilien Bernardo Carvalho s'est imposé chez les lecteurs francophones avec son quatrième livre traduit sous nos longitudes, il y a une dizaine d'années : Mongolia (éd. Métailié, 2004). Ce roman, exemplaire de sa manière, s'étoilait comme du lichen dans un précipice, entre deux mondes aussi étrangers l'un à l'autre qu'à nos yeux européens. Y alternaient trois récits : celui d'un diplomate brésilien apprenant la mort d'un ancien collègue ; le journal de ce dernier, relatant l'une de ses missions en Mongolie, à la recherche d'un jeune photographe brésilien volatilisé ; enfin les extraits du carnet de bord du disparu. Entre Brésil et Mongolie s'élève le mur des langues et des imaginaires, irrémédiablement cloisonnés, et pourtant pris dans le même bain des flux globalisés. Inlassablement, Carvalho sillonne ces intermondes escarpés, enquêtant sur le suicide d'un ethnologue américain en Amazonie (Neuf nuits), se réincarnant dans les peaux de Japonais (Le so ...

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