Giambattista Vico, l'imagination au pouvoir

Giambattista Vico, l'imagination au pouvoir

La République des lettres, qui croule déjà sous le poids des livres, ne devrait pas être accablée d'une charge supplémentaire, et on ne devrait lui offrir que des ouvrages contenant d'importantes découvertes et les plus utiles inventions », écrit Giambattista Vico dans son autobiographie. À la lumière de cette remarque, on mesure l'importance du discours connu comme le De ratione, car c'est la première oeuvre, jusque-là introuvable, que l'exigeant philosophe prit soin de publier de son vivant. Dans ce texte, il estimait avoir écrit des choses de premier ordre. Il ne se trompait pas. Car Giambattista Vico 1668-1744 n'a pas attendu d'écrire son chef-d'oeuvre, La Science nouvelle 1744, pour définir une nouvelle forme d'humanisme. Entre 1699 et 1708, il rédigea sept discours académiques, dont le De ratione est le dernier. Le genre même du texte est curieux : il s'agit d'un discours que le professeur d'éloquence de l'université de Naples prononçait à chaque rentrée académique. Vico fit d ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine