Giacometti ou la rue d'un seul,suivi de Retour dans l'atelier fantôme

Giacometti ou la rue d'un seul,suivi de Retour dans l'atelier fantôme

Les artistes ont ceci de commun entre eux qu'ils donnent à voir l'invisible. C'est pourquoi lorsqu'un poète écrit sur un sculpteur, on sent qu'il est du bâtiment. Il va tout de suite au nerf et au vif, là où gît l'âme des choses, dans cette région obscure qui demeurera à jamais inaccessible au plus érudit des historiens de l'art. Le poète en Tahar Ben Jelloun réunit en un même souffle le romancier et le conteur. Un même regard anime les trois. C'est peu dire qu'il est en empathie avec celui d'Alberto Giacometti.

Ce sont des regards d'exilés qui vont dans les rues à la recherche de silhouettes d'esseulés, des regards pour romanciers ; ils semblent tous se retrouver dans l'étourdissant labyrinthe de la rue d'un seul où deux jamais ne se croiseront. Lorsque l'écrivain se laisse porter par ses pas, dans la médina de sa Fès natale ou dans le Socco de son Tanger d'adoption, il se trouve naturellement en quête d'hommes qui marchent, ombres longilignes échappées de leur socle « qui a ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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