Georges Bataille et la politique

Georges Bataille et la politique

J'ai découvert Georges Bataille, en 1965, grâce à Bernard Noël. Je n'avais pas encore dix-sept ans, et le choc fut réel. En ce temps-là, j'achetais mes livres chez une libraire de banlieue qui m'avait vu grandir et crut bon de mettre ma mère, venue chercher la commande de son fils, en garde. Elle était tombée sur une phrase du Petit , édité à l'enseigne de Jean-Jacques Pauvert, qui lui avait fait refermer immédiatement le diabolique incunable : « Un jour, une fille nue dans les bras, je lui caressai des doigts la fente du derrière... » En ce temps-là, comme le fait remarquer Philippe Sollers, Bataille faisait encore partie de ces écrivains qui « suscitaient autant d'équivoques que de censures », et dont les livres restaient souvent introuvables.

En est-il encore ainsi aujourd'hui ? Je ne le pense pas. Michel Foucault a depuis longtemps fait passer le message : « On le sait aujourd'hui : Bataille est l'un des écrivains les plus importants de ce siècle. » A ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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