George Steiner, une certaine idée de la littérature

George Steiner, une certaine idée de la littérature

Au moment où il publie Dix raisons possibles à la tristesse de pensée, George Steiner nous offre six raisons possibles d'espérer : six textes, de Heredia à Salvatore Quasimodo, qui sont autant de « talismans » pour lui.

S'il est un homme du livre et des livres, c'est bien George Steiner. Je ne sais s'il entasse les volumes dans sa maison de Cambridge, ou s'il utilise la bibliothèque du Churchill College, mais j'avais quelque gêne à lui demander de choisir cinq ou six d'entre eux pour une « lecture commentée ». Ce qui, d'une certaine manière, fut l'exercice de toute sa vie d'universitaire et d'écrivain me semblait soudain très vain. S'il est une fonction qu'il exerce, c'est bien celle de lecteur.

À Paris, George Steiner reçoit dans un hôtel protégé des agitations de la ville, au fond d'une cour pavée du VIe arrondissement. L'on n'est pas étonné de découvrir qu'il s'abrite dans ce cloître quand il passe par cette ville qui l'a vu naître en 1929. Il n'y vient plus que selon les intermittences de l'esprit, s'y réfugiant entre Cambridge où il vit, Oxford qu'il aime, Genève où il a longtemps enseigné et l'Europe où on l'invite en maître. Il parle le français la bouche pleine d'une rudesse amic ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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