Garçon manqué

Garçon manqué

Garçon manqué, semble-t-il, poursuit l'exploration initiée avec Le jour du séisme , le livre précédent de Nina Bouraoui et rompt, de manière radicale, avec le maniérisme expressionniste et emphatique des romans précédents, en particulier le premier.

La métaphore du séisme résume à elle seule la violence, les violences qui irriguent ces textes autobiographiques, où les repères sont clairement indiqués. La narratrice se nomme, se présente, pas de doute sur l'état civil du père, de la mère, de la soeur, des grands-parents, paternels et maternels, eux aussi nommés, réellement, jusqu'aux arrière-grands-parents, la chaîne généalogique est solidement tracée. On sait aussi, la narratrice le répète, la signification du nom du père « Bouraoui, le père du conteur. D' abi , le père, de raha , raconter », elle est en France, à Rennes, la ville maternelle, et la France entend mal les noms arabes. La France où la fille « garçon manqué » ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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