Gaines, plein Sud

Gaines, plein Sud

Le « roman du Sud » est un genre littéraire à part chez les Américains. Dominé par la figure écrasante de Faulkner, il connaît aujourd'hui des échappées mélodramatiques Pat Conroy, policières James Lee Burke, burlesques Carl Hiaasen... Parmi les écrivains noirs qui s'y sont consacrés, Ernest J. Gaines demeure sans doute le plus célèbre. Révélé avec Dites-leur que je suis un homme, il poursuit une oeuvre qui souhaite donner une voix aux « héros de [sa] vie : ces hommes et ces femmes qui ont survécu avec tant de dignité », et qu'il ne retrouvait, adolescent, dans aucun livre. Son « monde », comme il le nomme, se révèle géographiquement très délimité : tous ses livres se passent dans les plantations cajuns de la Louisiane et la ville fictive de Bayonne, située non loin de Baton Rouge. Ses héros sont surtout les Noirs des plantations, confrontés aux difficiles devoirs de la liberté, proches de ceux d'Alex Haley, l'auteur du très célèbre Racines mais avec des vertus littéraires infinimen ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon