Génies de Pasolini

Génies de Pasolini

En kiosque. « Nous avons perdu avant tout un poète. Il n’en naît que trois ou quatre en un siècle », clame, quelques jours après l’assassinat de Pasolini en 1975, son ami Alberto Moravia. Si la vie de Pasolini est courte, elle est follement dense : le monstre de travail a trouvé le temps de démultiplier les oeuvres et les expériences, aux confins de la poésie, du roman, du théâtre et du cinéma.

Quelque part dans la nuit du 1er au 2 novembre 2015, Pier Paolo Pasolini sera mort depuis quarante ans. Il se trouve qu'Abel Ferrara consacre un film à la dernière journée du poète italien. Il se trouve qu'un tel homme ne meurt pas tous les jours, et d'une telle manière - « dans le sable et la nuit », ainsi que l'écrit René de Ceccatty dans les pages suivantes. Il se trouve qu'il nous plaît de placer l'année qui vient sous son égide. Il se trouve surtout que nous étions impatients d'évoquer cette oeuvre-là, cette flamme-là.

Génies de Pasolini, oui, dans tous les sens. Les génies de la lampe, les esprits anciens qui volaient autour de ce corps, attentif aux antiques oracles et aux démons primordiaux. Les génies aussi au sens des ingénieurs : ces spécialités dont Pasolini a ignoré les cloisonnements, entre lesquelles il a joué à la marelle, lui qui fut aussi bien poète, romancier, traducteur, éditorialiste, reporter, critique, théoricien, dramaturge et cinéaste. Peu de temps a ...

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