Fulgurances

Fulgurances

On croyait tout savoir des Cahiers de Valéry, où l'écrivain fit quotidiennement cohabiter notations, réflexions et inspirations, quotidiennes. D'où l'émoi provoqué par ce cahier Août 1933, inconnu jusqu'à son acquisition par la BNF, et que publie aujourd'hui les éditions Gallimard. Un ouvrage pour spécialistes, mais où l'on retrouve des fulgurances accessibles à tous lecteurs. Telle cette métaphore aussi subtiles qu'arachnèenne sur le double langage de l'écrivain : « Comme l'araignée (selon ceux qui la connaissent) file auprès du filet gluant où les mouches se prendront, un fil non visqueux pour elle-même y courir librement, ainsi (l'écrivain) use d'un langage tout familier dans son esprit et court sur lui autour de sa pensée apprêtée et de sa phrase définitive ».

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard