FRANK MILLER

FRANK MILLER

S'étant fait la main sur les super-héros à l'ancienne, Frank Miller rompt avec eux dans The Dark Knight Returns (1986) : il met en scène un Batman vieillissant et poivrot, au bord de la démence meurtrière, que le nickel Superman est chargé de neutraliser. Avec Sin City, Miller plonge dans le polar trash en faisant la chronique d'une ville poisseuse, livrée aux pires passions. Le dessinateur inverse l'usage traditionnel en traçant sur fond noir des lignes blanches - parti pris visuel que ses adaptations au cinéma prolongent en 2005 et 2014. Les récits de Frank Miller, souvent taxés d'être réactionnaires, ne font certes pas dans la dentelle. L'expressionnisme vers lequel il lorgne est somme toute bien affaire d'outrance et de brutalité : celles de clichés vérolés qui s'entredévorent.

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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