François Mauriac,« La Pharisienne, c'est lui ! »

François Mauriac,« La Pharisienne, c'est lui ! »

François Taillandier offre une relecture incisive de l'auteur du Noeud de vipères.

Aussitôt après avoir confirmé que je parlerais ici de François Mauriac, je me suis mis en colère, tout seul, contre moi-même. Bougre d'imbécile ! Tu aurais pu choisir six, douze, écrivains qui ne soient pas François Mauriac, qui auraient été plus dans le mood, qui t'auraient un peu sorti de ton côté bien français et catho par-dessus le marché, bref, qui auraient été meilleurs pour ton image. Je ne sais pas, moi : T.C. Boyle, par exemple ! Tu aimes bien T.C. Boyle, non ? Enfin, ce que tu en as lu ? Eh bien non. C'était trop simple. Tu as été choisir François Mauriac. Tu as bonne mine. Bon. Il était trop tard, de toute façon. Et puis enfin, ce n'est pas un rêve : j'ai toujours bien aimé Mauriac. Le noir, le terrible Mauriac. Sulfureux. Comme le sont tous les écrivains catholiques. Qui sont tous des diables dans le bénitier. Alors, histoire de me remettre dans le bain, je me suis dirigé vers les volumes Mauriac de ma bibliothèque, où j'ai pioché au hasard les Mémoires intérieurs. Et le ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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