Frédérick Tristan : « L'encre est un rêve tracé par la main »

Frédérick Tristan : « L'encre est un rêve tracé par la main »

Saint-Germain-des-Prés, après guerre, une mansarde de la rue Bonaparte. L'adolescent fugueur qui y a trouvé refuge écoute le conseil d'un aîné qui le regarde « griffonner » sur des bouts de papier... Grâce à Gaston Criel, romancier et ex-secrétaire de Gide qui l'a hébergé, Frédérick Tristan, de retour dans le Midi, s'offre le carnet de dessins qui, dès 1947, atteste de sa pratique artistique à l'encre de Chine, toujours vive soixante ans plus tard. « J'aime la spontanéité du dessin. Le pinceau me permet d'exprimer d'autres climats, dit-il, d'autres sensations, mais je suis écrivain même quand je peins. » Peut-être s'agit-il d'un autre rapport au temps, comme lorsque l'auteur, ouvert à tous les genres, travaille à un livret d'opéra, cherchant l'écriture courte et rythmée qui conviendra à la musique... Écoutons-le décrire son travail : « Je commence mon dessin au crayon, gomme jusqu'à être satisfait et retrace alors à l'encre mais celle-ci a sa propre puissance, intervient dans le des ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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