Frères amasseurs

Frères amasseurs

Les frères Collyer, Homer et Langley, ont bel et bien existé. « Bel et bien » n'est peut-être pas l'expression qui convient tant leur vie fut étrange et leur mort dramatique. Homer était l'aîné, né en 1881, Langley avait quatre ans de moins. Fils d'un gynécologue assez fantasque et d'une chanteuse lyrique, ils vécurent leur dernier quart de siècle, seuls, à Harlem, New York, dans la maison de famille de quatre étages, sans payer aucune taxe, aucune facture d'électricité, d'eau, de gaz, et en accumulant tout ce qui peut l'être. Lorsque, en mars 1947, on retrouva leurs corps, on sortit de la bâtisse 130 tonnes de rebuts de toutes sortes, dont quatorze pianos parmi une centaine d'instruments de musique, une Ford T, 25 000 livres, des stères de journaux, des landaus, des organes humains dans du formol, huit chats vivants, des kilomètres de soie tissée... Homer était mort de faim. Aveugle et paralysé, il n'avait pas pu se nourrir sans l'aide de son frère. Langley fut découvert quelques j ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes