Foucault, sa pensée, sa personne

Foucault, sa pensée, sa personne

Avec Foucault, sa pensée, sa personne, Paul Veyne nous offre un livre hybride que l'on ne peut qu'aimer dès lecture de l'intention de l'auteur : « Je vais chercher ici à m'expliquer la pensée de celui qui fut un grand ami et qui me paraît être un grand esprit. » L'originalité de l'entreprise est dans l'effort de chercher à expliquer à nul autre qu'à soi-même l'œuvre d'un ami, par quoi s'exprime une forme d'admiration ; effort déployé sous le regard du lecteur, lequel, pris à témoin, glisse dans une intimité intellectuelle proche de l'indiscrétion, par quoi est prouvée l'audace de l'auteur. Le texte produit une résonance émouvante parce qu'il souligne l'absence et le manque. Le grand historien de l'Antiquité appelle le fantôme de Michel Foucault, l'anime, puis finit par s'exposer lui-même aux critiques du spectre : l'évocation de l'œuvre l'amène à interroger l'étrange lien qu'il a pu entretenir, lui le grand spécialiste de l'Antiquité, avec ces Romains depuis si longtemps disparus ; ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé