Finn Prescott

Finn Prescott

Dans Finn Prescott, Jérôme Lambert enterre son personnage-titre avant même qu'il n'ait pris vie. Dès les premières lignes de cette éducation sentimentale à la grâce abstraite et désenchantée, le narrateur se rend, sur ordre de sa mère, aux mystérieuses funérailles de Finn Prescott, un cousin éloigné dont il n'avait auparavant jamais entendu parler. Le héros éponyme se débat ainsi tout au long de sa courte existence contre sa propre disparition, sa propre liquéfaction, son propre néant : « L'enfant, le garçon et l'adolescent grandirent comme une glaise grisâtre, sans passion et sans force dans une ville sans relief », « Finn avait peur d'être dévoré par le silence », « Il eut peur d'être englouti par le vide ».

Des études de médecine, un goût sacré pour la lecture, un voyage initiatique en Angleterre et en Hollande, un mariage avec la peintre Nina Carolyn Newland, des retrouvailles finales avec son ancien condisciple, Tomas Dagesson, n'y font rien. Le ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes