Finn Prescott

Finn Prescott

Dans Finn Prescott, Jérôme Lambert enterre son personnage-titre avant même qu'il n'ait pris vie. Dès les premières lignes de cette éducation sentimentale à la grâce abstraite et désenchantée, le narrateur se rend, sur ordre de sa mère, aux mystérieuses funérailles de Finn Prescott, un cousin éloigné dont il n'avait auparavant jamais entendu parler. Le héros éponyme se débat ainsi tout au long de sa courte existence contre sa propre disparition, sa propre liquéfaction, son propre néant : « L'enfant, le garçon et l'adolescent grandirent comme une glaise grisâtre, sans passion et sans force dans une ville sans relief », « Finn avait peur d'être dévoré par le silence », « Il eut peur d'être englouti par le vide ».

Des études de médecine, un goût sacré pour la lecture, un voyage initiatique en Angleterre et en Hollande, un mariage avec la peintre Nina Carolyn Newland, des retrouvailles finales avec son ancien condisciple, Tomas Dagesson, n'y font rien. Le ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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