Fils d'une étoile filante

Fils d'une étoile filante

Poète raté aussi sociable que Pamuk est solitaire, le père de l'écrivain fut celui qui lui ouvrit les portes de la littérature. Lorsqu'il reçut le prix Nobel, le romancier composa un vibrant hommage à la mémoire de cet homme brillant et inconstant.

Intitulé La Valise de mon papa, le discours prononcé par Orhan Pamuk à l'Académie suédoise de littérature à l'occasion de la remise de son prix Nobel, le 7 décembre 2006, a suscité une vive émotion dans un auditoire composé de personnalités pourtant rompues à ce rituel. L'un des textes majeurs de la littérature occidentale, Lettre au père, de Kafka, a été évoqué comme l'oeuvre avec laquelle cet hommage au père entre en résonance. En accomplissant son devoir de Prix Nobel - partager sa vision de la littérature dans une conférence demeurant à la postérité - Orhan Pamuk atteint un degré rare d'intensité. Il développe ses convictions sur le métier d'écrivain à l'intérieur d'une évocation autobiographique. Il retrouve ainsi la forme hybride utilisée en 2003 dans Istanbul, où il mêlait sa vision romantique de la capitale turque à un récit d'enfance et à l'évocation du regard porté sur la ville par les auteurs occidentaux dont les livres peuplaient la bibliothèqu ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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