On se presse, on se livre

On se presse, on se livre

Un salon dédié à la littérature et au journalisme, Le Magazine littéraire ne pouvait rater cela ! L'événement littéraire annuel organisé à Metz à la fin du mois d'avril, parrainé cette année par Joy Sorman et Olivier Weber, alignait de grands noms : Christine Angot, Jean-Claude Carrière, Tahar Ben Jelloun ou Maylis de Kerangal. Mais l'événement proposait aussi des rencontres moins grand public, tout aussi réjouissantes. Ainsi, cette table ronde sur « Hugo journaliste », avec les universitaires Marieke Stein et Frank Wilhelm. Victor Hugo journaliste, lui qui, à l'inverse de Balzac, n'a jamais dépendu des gazettes ? « Journaliste par la tangente », répondent les spécialistes. « La presse était un élément clé de sa stratégie de communication », note Marieke Stein. Une presse que Hugo disait « libre de droit, esclave de fait » sous Napoléon III, et à laquelle il expédiait ses discours. Les formules hugoliennes y étincelaient. Sur Louis-Napoléon Bonaparte : « Je le mènerai à la postérité par l'oreille. » La rencontre avec le dessinateur François Boucq méritait aussi qu'on s'y attarde, pour son récit du procès de DSK ou sa description de l'imaginaire « ébouriffé » d'Alejandro Jodorowsky. Ou encore pour le récit de ses difficultés à rendre en dessin une formule de l'écrivain Jerome Charyn : « On voit dans ses hanches comme une sensualité cachée. »

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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