Faut-il brûler la Galigaï ?

Faut-il brûler la Galigaï ?

Des Funérailles de la Sardine prix Médicis 1986 aux Filles du Calvaire prix Goncourt 1991, réédité en Cahiers rouges aux éditions Grasset, Pierre Combescot s'est taillé une réputation de chroniqueur insolent, priapique et railleur. Tournant le dos aux conventions du roman historique, et non sans une sûre érudition, il va droit à l'anecdote, de préférence sulfureuse, avec un goût prononcé pour la caricature. Et quelle plus belle proie que la Galigaï, alias Dianora Dosi, la célèbre dame d'atour de Marie de Médicis ? Michelet la peint au vitriol : « Une sorte de naine noire, avec des yeux sinistres comme des charbons d'enfer. Triste hibou, asphyxié de bonne heure dans l'obscurité malsaine des alcôves et des cabinets. »

Pourtant, de 1585 à 1617, rien ne se fait sans la « naine hystérique ». Tout en collectionnant les « épingles » pots-de-vin, elle serpente entre les partis et manipule la « grosse banquière », qu'elle pousse dans le lit d'Henri ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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