Fat city

Fat city

Roman culte - écrit à la fin des années 1960 -, Fat City se présente sous le masque d'un titre doublement ironique : dans un récit dégraissé de tout sentimentalisme et composé de quelques tranches de quotidien émaciées, Bill et Ernie, boxeurs amateurs, n'atteignent jamais la gloire qu'ils espèrent (en argot, « aller à Fat City » : accéder à la prospérité). On voit bien ce qui a pu intéresser John Huston, cinéaste des victoires impossibles, quand il l'adapta au cinéma ; d'autant plus qu'ici la défaite ne sera pas uniquement sportive, mais aussi collective, mettant K.-O. une certaine idée de la virilité triomphante. Avec son naturalisme sec et pragmatique, Leonard Gardner grignote les illusions flapies de ses deux underdogs aux trajectoires en miroir. Quand l'aîné, Bill, s'enlise dans une existence aussi morne qu'éthylique depuis que sa femme l'a quitté, Ernie voit un mariage sans passion enrayer son ascension. Un roman sans ivresse, mais plein de gueules ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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