Fantasmagorie de la terreur

Fantasmagorie de la terreur

Une ville est pénétrée par des envahisseurs qui ont le pouvoir d'éteindre les consciences et la vitalité. Une fable noire de l'écrivain algérien.

Erlingen est menacée par des « envahisseurs ». Invisibles, innommables, on ne connaît ni leurs méthodes ni leurs intentions. Leur arme ? La métamorphose qu'ils provoquent chez les habitants, qui, tétanisés, restent enfermés chez eux. Le bruit court qu'un train viendra évacuer la population, mais il ne vient pas. Ce tableau apocalyptique est dressé par Ute, héritière de la dynastie Von Ebert, dans ses lettres à sa fille. Mais que croire du récit de cette femme au bord de la démence ?

Toi qui entres dans ce livre, abandonne tout espoir de distinguer la fantasmagorie de la réalité. Malgré cette épigraphe dantesque, le lecteur ne peut s'empêcher de vouloir discerner. L'envahisseur évoque-t-il « les islamistes, réels » ? Que comprendre de ce gouvernement qui envisage de déserter la ville ? Que nous dit son désir de « dissuader les jeunes de migrer par-delà les frontières » ? Geste habile que de glisser ce propos dans la bouche d'une narratrice peu fiable. En réalité, ...

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