Fable argentine

Fable argentine

Mort en juillet dernier à 58 ans, Gabriel Báñez fut une figure discrète mais notable de la littérature argentine.À l'exception d'un recueil de nouvelles, il n'avait jamais été, curieusement, traduit en français. Ce pastiche de polar virant au roman métaphysique est une bonne entrée en matière : dans une petite ville, le vieux Macias tient une boutique d'horlogerie. Paralytique, il consacre ses loisirs à dévaler la pente de la place centrale sur son fauteuil roulant, en essayant de battre son record. Un jour, les enfants qui l'acclament à chaque exploit disparaissent : les médias s'emparent de l'affaire, la police soupçonne le vieil homme, tout s'emballe jusqu'au délire. Dans un style sobre et rigoureux, Gabriel Báñez multiplie les allusions au passé autoritaire de l'Argentine la disparition inexpliquée et offre une méditation plus profonde qu'il n'y paraît sur le temps et le fantasme de sa maîtrise.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard