Exquises et patientes approches

Exquises et patientes approches

Patrick Lapeyre, comme ses livres, n'est pas pressé : cette fois-ci, il s'agit de tisser fil à fil la relation qui s'établit entre Sybil et Homer, cocus d'une même histoire, avec en contrepoint l'enfance du second.

La Splendeur dans l'herbe (Splendor in the Grass) est un film d'Elia Kazan de 1961, avec Warren Beatty et Natalie Wood, que le titre français, La Fièvre dans le sang, gâche un peu (Alain Chamfort en fera une chanson). Cette belle histoire d'un amour contrarié se terminait sur ces vers de William Wordsworth, dits en voix off par Natalie Wood : « Though nothing can bring back the hour/ Of splendor in the grass, of glory in the flower ;/ We will grieve not, rather find/ Strength in what remains behind » (« Bien que rien ne puisse faire revenir l'heure de la splendeur dans l'herbe, de la gloire dans la fleur, nous n'en ferons pas deuil, mais trouverons notre force dans ce qu'il en reste »). Patrick Lapeyre a choisi les mêmes vers (ou presque) en exergue de son roman, y a trouvé son titre, et son écho page 110 : « C'était l'heure de la splendeur dans l'herbe [...], l'heure où l'univers semblait entièrement circonscrit aux limites de ce jardin, à l'inté ...

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