Hubert Robert, tout l'or des ruines

Hubert Robert, tout l'or des ruines

Une exposition se consacre à l'un des peintres majeurs du XVIIIe siècle : ses architectures et paysages fantômatiques cachent un passage secret entre l'art de l'Ancien Régime et le romantisme à venir.

Devant les grands tableaux d'Hubert Robert, que ses contemporains surnommaient « Robert des Ruines », je ne puis m'empêcher de songer au conte de Jorge Luis Borges, intitulé « De la rigueur de la science », où il est question d'une « Carte de l'Empire », qui avait la taille exacte de l'Empire : aussi parfaite qu'impie, cette carte démesurée fut abandonnée à « l'Inclémence du Soleil et des Hivers », de sorte, conclut Borges, que le voyageur peut toujours en voir les ruines, disséminées à travers le pays (1).

Hubert Robert (1733-1808) s'initia à la peinture d'architecture durant son séjour à Rome, à l'époque où Piranèse achevait ses prisons labyrinthiques et gravait ses Antichità. Dans le sillage des Hollandais, les artistes vedutisti (veduta signifie « ce qui se voit ») développaient le genre relativement nouveau du paysage. Ils se passionnaient pour les recherches spatiales et mettaient des panoramas en scène, tandis que la vogue de l'archéo ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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