Etude néante de l'enfer

Etude néante de l'enfer

En dehors de trois poèmes isolés, Arthur Rimbaud n'a publié qu'une plaquette de 53 pages, Une saison en enfer . Il a pris soin de dater son texte à la fin, « avril-août, 1873 », et le mince fascicule sortait en octobre des presses de l'Imprimerie Poot, l'Alliance typographique, 37 rue aux Choux, à Bruxelles. L'auteur, qui avait pourtant sans doute fait payer la composition, se désintéressa du livre, après en avoir envoyé quelques exemplaires. Cet abandon est d'autant plus étonnant qu'il avait obéi à un sentiment d'urgence. A partir de la réédition dans La Vogue , en 1886, Une saison en enfer n'a cessé d'apparaître comme un texte difficile, mais fascinant, brûlant comme le feu de l'enfer. On n'en aura jamais fini avec Une saison en enfer . « C'est oracle, ce que je dis ». Rimbaud nous présente sa parole comme une parole de certitude, comme la Parole, et pourtant le livre conduit à un « Je ne sais plus parler ». L'oracle, ...

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