Et l'ombre emporte ses voyageurs

Et l'ombre emporte ses voyageurs

C'est une écriture qui vous aspire comme un siphon ou vous rejette comme une nausée. Un torrent para-célinien de 700 pages plein de matières ignobles et d'éructations désespérées. On ne pourra pas reprocher à Marin Tince, 55 ans, dont c'est le premier roman, de n'avoir pas pris de risque : quand tant de textes cherchent à se distinguer par leur sujet, le sien s'affirme d'abord par son style, attendu que « la vie c'est vraiment pas grand-chose ». Le roman nous en sert une grosse tranche, toute en nerfs : l'enfance de « Matin », élevé dans un « deupièce » parisien, qui cache un « crabe » d'angoisse dans son ventre, perd ses cheveux par poignées et reçoit tout comme un supplice, même les attentions de la maîtresse. Matin, qui, sous la plume de Marin, devient parfois une créature chaplinesque, capable de couvrir de ses vomissures les plantes d'une concierge dont sa mère tentait de gagner la bienveillance…

 

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Entretien

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