et la Russie de 1920 inventa Google

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Le monde vu à travers le destin d'un texte. Ce mois-ci, un roman d'anticipation soviétique dont le héros, ingénieurtravaillant pour le programme Intégral dans de grandes tours translucides, pourrait être un salarié des Gafa d'aujourd'hui.

il est des lectures qui vous poursuivent jusqu'au plus profond de vos rêves. Des livres qu'on s'étonne, une fois la dernière page tournée, de ne pas avoir ouvert plus tôt. Je connaissais 1984 de George Orwell. J'avais déjà lu et relu Le Meille ur des mondes d'Aldous Huxley. Mais je n'avais jamais pris le temps de me pencher sur Nous de l'écrivain russe Evgueni Zamiatine. Écrit en 1920, ce roman d'anticipation est une révélation. Sa nouvelle traduction, signée Hélène Henry et publiée aux éditions Actes Sud, rend hommage à la plume abrupte et poétique d'un grand romancier qui, bien avant ses successeurs plus connus, décrivit un univers futuriste - et troublant de familiarité avec notre monde en devenir - où les hommes ne sont plus que des chiffres habitant une cité de verre dans laquelle la technologie dévore les émotions.

Lire Nous, c'est se plonger dans les affres de l'État Unitaire tout-puissant - à l'époque, Zamiatine fut censuré ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

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