ET L'ÉPRIS D'ART ÉCHOUA AU VIOLON

ET L'ÉPRIS D'ART ÉCHOUA AU VIOLON

Piégé par sa fascination pour un aventurier escroc, le poète s'est retrouvé mêlé à une rocambolesque affaire de vol de statuettes. Et en a été quitte pour quelques nuits à la Santé.

Apollinaire disait vrai quand il affirmait connaître « gens de toute sorte ». Parmi eux, un certain Géry Pieret, joueur de billard belge, tantôt escroc, tantôt cleptomane, maître chanteur et journaliste. Le personnage fascinait Apollinaire qui l'hébergea souvent (et s'en inspira pour créer le baron d'Ormesan dans L'Hérésiarque et Cie). En 1907, Pieret propose à Apollinaire deux statuettes phéniciennes - qu'il a dérobées au Louvre. C'est finalement son ami Picasso qui en fera l'acquisition - il dira d'ailleurs s'être inspiré de leurs oreilles pour peindre celles des Demoiselles d'Avignon.

En 1911, Apollinaire accepte de loger chez lui un Géry Pieret qui se dit aux abois. Le 11 mai, celui-ci vole au Louvre une nouvelle statuette, ibérique celle-là. Il raconte son larcin à son hôte, qui le chasse de chez lui le 20 août. Mais, le lendemain, la Joconde disparaît du Louvre ! Un inventaire est commandé par le musée : il recense plus de 300 pièces manquantes, dont ...

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Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

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