... et au Panamá

... et au Panamá

Et si un certain Joseph Conrad avait volé l'histoire personnelle, familiale et nationale de José Altamirano pour écrire son chef-d'oeuvre, Nostromo ? On n'est pas chez Borges, mais dans l'univers malicieux de Juan Gabriel Vásquez, quelque part entre l'isthme du Panamá et Londres, entre 1876 et 1903. En 1876, José Altamirano, Colombien bâtard à la recherche de son père, croise un marin anonyme dans un bar de Colón, cité panaméenne. Conrad n'était pas encore Conrad et se livrait alors à la contrebande d'armes sur le bateau Saint-Antoine, bien avant de transformer la Colombie en république du « Costaguana ». « Anti-témoin » de sa propre histoire, Altamirano ne s'en ressouvient qu'en 1903, alors que le Panamá vient de gagner son indépendance. Il tisse alors les lignes parallèles du périple de Conrad et du sien dans une confession paradoxale. Avec doigté, entre l'épopée et la fantaisie, l'auteur rend un double hommage farceur à la Colombie, « capitale mondiale de l'irresponsabilité », et ...

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