Esther Mésopotamie

Esther Mésopotamie

Les personnages qui hantent les livres de Catherine Lépront tirent de leur singularité le pouvoir de fascination qu'ils exercent sur ses lecteurs : qu'ils soient ces Gens du monde 2003 vivant dans des cabanes près des parcs à huîtres dans la Charente-Maritime, les musiciens baroques du Café Zimmermann 2001 ou Lil W., archiviste de la police parisienne dans Ces lèvres qui remuent 2005, ils se tiennent tous en marge du monde.

La narratrice d' Esther Mésopotamie fonde son univers sur la dissimulation : elle cherche à cacher sa légère boiterie, et ne révèle pas à ses parents qu'elle a abandonné le droit pour l'histoire de l'art, puis ses études pour un travail auprès d'Osias Lorentz, spécialiste en antiquités sumériennes. Elle a ainsi rejoint le « 161 », l'immeuble dont Anabella Santos João est la gardienne : cette Capverdienne a fui un mariage forcé dans son pays et prend dix kilos à chaque fois qu'elle va bie ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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