ESSAIS

ESSAIS

Le reportage télévisé aujourd'hui nous rend témoins, dans notre intimité, des guerres lointaines et, en même temps, déréalise la violence et la mort, les réduit en images, les commente, les limite à quelques minutes d'information. Le récit historique et la fiction ont depuis longtemps la double fonction de donner sens et de donner vie, de faire comprendre et de faire participer. Jean Kaempfer montre avec talent comment le récit souverain, impérial, à la façon de César, adopte le point de vue général, c'est-à-dire la claire vision du général, du chef d'armée, alors que Lucain immerge le lecteur de La Pharsale dans la souffrance, que Stendhal dans La Chartreuse de Parme et Tolstoï dans Guerre et paix lui imposent la myopie de l'individu perdu dans la mêlée. La guerre antique, la campagne napoléonienne, telle que l'idéalise Clausewitz, peuvent prétendre à la lisibilité : les faits obéissent à la logique des stratèges, ils s'ordonnent sel ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon