ERWIN ROMMEL, VU PAR CLAUDE SIMON

ERWIN ROMMEL, VU PAR CLAUDE SIMON

Erwin Rommel fait son apparition page 55 du Jardin des Plantes éd. Minuit, 1997. Le général qui passa la Meuse en mai 1940, ruinant la stratégie franco-anglaise, survient après une ample variation sur le vol des hirondelles, « leur ventre aux plumes lustrées, comme du métal, de l'argent ». Ces couleurs lui seront plusieurs fois associées par la suite : col d'uniforme et croix de fer obligent. De même, sa trajectoire - foudroyante - prolonge-t-elle la géométrie prodigieusement adaptable des oiseaux.

Le paragraphe ne compte toutefois qu'une vingtaine de lignes. Comme en musique, il s'agit d'un thème de base, concentrant à la fois l'énoncé, le développement et la chute - la silhouette du général, son visage, les Carnets qu'il tint lors de ses campagnes, son oeil photographique car Rommel, comme Claude Simon, est aussi photographe et regarde - chez Claude Simon - en photographe. Chacun de ces motifs ponctuent le roman 300 pages durant.

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