Pierre Michon : «Styliste? Ça ne me plaît pas»

Pierre Michon : «Styliste? Ça ne me plaît pas»

Pierre Michon nous a reçus chez lui, dans la Creuse : l'occasion de nous entretenir du Roi vient quand il veut, un livre d'entretiens. Nous l'avons fait réagir à quelques phrases glanées dans ce riche recueil.

Considérez-vous que ce livre fasse partie de votre oeuvre ?

Pierre Michon. Non, ça n'en fait pas partie, c'est en plus.

C'est votre plus gros livre ! 370 pages de texte, plus les annexes. Le roi vient quand il veut, le roi, c'est une métaphore pour dire l'écrivain, Dieu, la grâce ?

Je crois que je parle comme tout le monde des Ménines de Vélasquez, et je dis que le roi n'y est pas vraiment, il est dans un petit miroir, le roi n'est pas là, mais il vient quand il veut.

« J'écris court pour garder intacte l'émotion, le tremblement d'un bout à l'autre. La longueur de corde impartie au fildefériste est brève. » Et, à la brièveté, vous ajoutez la rapidité. Une flèche.

Abbés a été écrit en quinze jours. Avec rien, en faisant semblant de tout savoir mais en ne sachant rien. Finalement, j'aurais aimé être un médiéviste ou un préhistorien, ces types m'impressionn ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard