Entre zéro et l'infini

Entre zéro et l'infini

Des trois stars (dont l'une défunte) de la littérature américaine et des démêlés de leurs sentiments mêlés.

je n'ai pas d'amis écrivains, c'est arrivé comme ça, ce n'était pas prémédité, mais j'imagine que ça doit répondre à une sorte de narcissisme primaire - je suis certain d'être le meilleur écrivain que je connaisse - et d'empathie bizarre - au moins, je ne fais d'ombre à personne, je ne flétris aucun ego. C'est peut-être pour cela que les histoires d'amitié entre écrivains m'intéressent : j'ai tellement du mal à croire que la chose existe que j'y vois presque la branche la plus invraisemblable de la littérature fantastique. Rien ne me semble plus beau, plus prodigieux, plus essentiellement généreux, dans toute notre histoire littéraire, que la critique positive que fit Balzac de La Chartreuse de Parme. Les inimitiés, cependant, m'attirent irrésistiblement, des Poisons de Sainte-Beuve à l'embarras de Flaubert devant Les Misérables. Mais j'ai découvert, récemment, un merveilleux trio d'amour et de haine, oeuvrant qui plus est de façon contemporaine, ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard