Entre nous et la Terre, une étreinte à la vie à la mort

Entre nous et la Terre, une étreinte à la vie à la mort

L'hypothèse de l'anthropocène considère que l'activité humaine constitue désormais la première force physique s'exerçant sur le globe : il n'existe plus aucun espace parfaitement « naturel », exempt de notre empreinte. À partir de ce postulat, divers scénarios rivalisent sur la suite des événements.

L'anthropocène, ce n'est pas la fin du monde ; c'est la fin d'une époque. Cette nouvelle époque géologique, ouverte par la révolution industrielle et succédant à l'holocène, a été suggérée en 2000 par Paul Crutzen, chimiste de l'atmosphère et prix Nobel pour ses travaux sur la couche d'ozone. Pour les spécialistes du « système Terre », l'anthropocène se définit par le fait que « l'empreinte humaine sur l'environnement planétaire est devenue si vaste et intense qu'elle rivalise avec certaines des grandes forces de la nature en termes d'impact sur le système Terre ». Nous sortons en effet, depuis deux siècles (et surtout depuis 1945), de la zone de confort et de stabilité que fut l'holocène pendant 11 500 ans, et allons exponentiellement vers l'inconnu, vers des états que le système Terre n'avait pas connus depuis des millions d'années. Dans l'hypothèse du GIEC (une augmentation des températures de 4 °C en 2100), la Terre n'aura jamais été aussi chaude depuis 15 millions d'années. Qua ...

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Entretien

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