Entre le western et la Bible

Entre le western et la Bible

Ça se lit comme un polar. » Souvent, cette phrase accrocheuse naît de la plume d'un éditeur ou d'un journaliste. Elle résume à elle seule tout le problème. En général, on l'applique à un roman dit « littéraire », ou appartenant à la littérature blanche, par opposition à la littérature noire. Lisons entre les lignes : c'est un vrai roman, vous pouvez l'acheter en toute dignité, mais aussi vous n'allez pas vous ennuyer, vous tournerez les pages. Ce qui revient à dire : ça se lit comme, mais c'est plus chic que, du polar. Voilà l'évidente preuve d'une ségrégation entre la « Noire » et la « Blanche ».

Parlons-en, de « La Noire », justement. Créée par Patrick Raynal chez Gallimard en 1992, cette collection mythique s'est élevée contre cet ostracisme littéraire. Et a apporté la preuve, dès ses débuts, que de vrais, de grands écrivains pouvaient choisir le camp du polar ou du roman noir : James Crumley, Nick Tosches, Francisco González Ledesma, Harry Crews, Larry Brown, Chuck Palahn ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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